Fourre-tout mon blog ?

Fourre-tout mon blog ?

Non ! Un lien : l’amour des mots ! Qu’ils soient lus, écrits, filmés… ils rythment mon quotidien et guident mes expériences professionnelles.

Vous trouverez ici mes impressions de lecture, mes chroniques littéraires en vidéo, mes démos de voix off... et au fil des pages quelques mots sur la montagne, parce qu'elle ne me quitte pas!

mercredi 29 février 2012

Visite au musée de la vie romantique





Le redoux annonciateur du Printemps est une bien jolie excuse, s’il en fallait une, pour aller flâner dans ce petit écrin parisien. Une grille en fer s’ouvre sur un jardin plein de promesses, des bancs où l’on s’imagine aisément lire ou rêver, au fond un délicieux pavillon, comme une maison de famille idéale où l’on se retrouverait le dimanche. Et surtout, surtout, à l’intérieur, un petit bijou… un manuscrit de George Sand ! Je ne m’y attendais pas, l’émotion n’en a été que meilleure. Lecteurs parisiens, accordez vous ce plaisir sans danger !

jeudi 16 février 2012

Le premier roman interactif... écrit par vous!

Voilà une drôle d'expérience que je vous propose de mener avec vous. Pour tout comprendre, il vous suffit de regarder cette vidéo...

mercredi 15 février 2012

La Vigilante de Mélanie Wallace


Sombre, puissant, glacial, implacable. « La vigilante » est une plongée au cœur de l’hiver, un hiver à la fin des années 70, au nord de l a côte est des Etats-Unis. Il fait froid dans ce livre, de la première à la dernière page, froid le long des routes gelées, froid dans le cœur des personnages, un froid tenace et inéluctable. Jamie est une jeune vagabonde que la vie n’a pas épargnée. Seule, sans argent, sans but, sans lien, sans rien. Elle atterrit dans un patelin perdu, croit trouver l’amitié et l’amour, un peu de chaleur, enfin, et finit par tout perdre, à nouveau, avant même d’avoir pu y gouter. C’est écrit comme un vrai thriller, Mélanie Wallace tisse la toile d’une traque funeste. L’écriture est sublime, la trame impeccable. Brillant.

Pour écouter un extrait de livre, cliquez ici...

vendredi 10 février 2012

Dans la guerre de Alice Ferney

Un autre roman de cette romancière dont je vous ai déjà parlé... je poursuis sur ma lancée tant c'est une jolie découverte. "Dans la guerre" est un roman dur, mais infiniment juste. Nous sommes en août 1914, Jules est appelé sous les drapeaux. Il laisse dans la ferme natale sa femme Félicité et son enfant. Encore un roman sur ce sujet... oui! Mais l'écriture d'Alice Ferney est lumineuse, c'est une pépite.


Pour écouter un extrait de livre, cliquez ici...

mercredi 8 février 2012

Les plus belles bibliothèques dans le monde

La Bibliothèque nationale de France



La Bibliothèque nationale de France (BNF). Elle est la plus importante bibliothèque de France et l’une des plus importantes au monde. Répartie sur 7 sites, la plus historique date du XVIIème siècle, dans le 2ème arrondissement de Paris, surnommée le quadrilatère Richelieu.

La bibliothèque du Congrès à Washington


La bibliothèque du Congrès à Washington. Fondée le 24 avril 1800 par le président John Adams. C’est la bibliothèque la plus importante du monde en nombre de livres (plus de 147 millions d’objets de culture et de connaissance en 2011)

L’abbaye de Saint-Gall ou couvent de Saint-Gall



L’abbaye de Saint-Gall ou couvent de Saint-Gall fut pendant plusieurs centaines d’années l’un des monastères bénédictins les plus importants d’Europe. La bibliothèque de Saint-Gall est reconnue être l’une des plus riches de l’époque médiévale

La bibliothèque du Trinity College de l’Université de Dublin en Irlande

La Bibliothèque Joanina de la ville de Coimbra au Portugal


La bibliothèque Kirby du Lafayette College d’Easton en Pennsylvania (Etats-Unis)


La bibliothèque du Monastère San Lorenzo Del Escorial de Madrid



La bibliothèque du Monastère San Lorenzo Del Escorial de Madrid. La bibliothèque de l’Escurial contient la plus grande collection mondiale de manuscrits arabes et hébreux.

La bibliothèque de l’abbaye d’Admont en Autriche



La bibliothèque de l’abbaye d’Admont en Autriche, construite en 1776, qui contient l’une des plus grandes bibliothèques monacales du monde. Fresques peintes par Bartolomeo Altomonte (1694-1783).

La Bibliothèque du Parlement du Canada



La Bibliothèque du Parlement du Canada (Library of Parliament), crée en 1871. La Bibliothèque est un symbole national du Canada et figure sur les billets de dix dollars canadiens.

La bibliothèque nationale de Biélorussie


mardi 7 février 2012

Librairie, ou l’antre de la gourmandise


D’abord on la repère, de loin, on la devine. On sait que cette devanture en bois, ces présentoirs de cartes postales, ce sont les signes. On nous en a parlé, on nous l’a conseillée. Alors on accélère le pas, on savoure déjà la plaisir que l’on aura à ouvrir la porte. A l’intérieur, c’est toujours la même chose et toujours différent. On jette un rapide coup d’œil, on embrasse tout du regard. La façon dont les livres sont rangés, présentés. A la lumière de ce que l’on repère en premier, de la façon dont les livres sont agencés, on tente de deviner un peu de la personnalité du libraire. Ensuite, on le voit. Il est debout derrière son comptoir, il est assis en train de lire, le lien qui se créera sera quoi qu’il en soit décisif dans notre envie de revenir, ou non. C’est le début d’une histoire…

dimanche 5 février 2012

Grâce et dénuement de Alice Ferney


Voilà un petit bijou… Dans une banlieue quelconque, une femme se lance un défi fou : faire la lecture à des enfants de gitans privés de scolarité. C’est l’occasion pour l’auteur de nous faire pénétrer dans l’univers gitan, sans fantasmes, sans romance, avec les mots crus d’une réalité belle ni à voir ni à lire. Ici on n’entend pas le son des guitares autour d’un feu qui crépite, mais plutôt celui du périphérique autour d’un brasier de pneus et de poubelles. Les femmes ne portent pas de grandes robes de couleur, elles s’usent dans les travaux et la violence de leurs maris. Leurs maris, justement, trainent des journées entières au volant de camions qui n’ont plus depuis longtemps d’essence pour rouler. Un livre sur le désœuvrement et ses conséquences, sur la solitude, sur la difficulté d’être et la nécessité de survivre. Plus largement un livre sur l’amour des hommes pour les femmes, et vice-versa, sur la beauté dans la misère, sur la force des espérances, sur l’amour des livres et leur pouvoir, aussi. « Grace et dénuement » est d’une universalité presque troublante, c’est un tableau superbe, une peinture finement éclairée. Mon gros coup de cœur de la semaine…

"pour écouter un extrait de ce livre, cliquez ici..."

mardi 31 janvier 2012

"Kitchen" de Banana Yoshimoto...


Voyage Nippon
Se lancer pour la première fois dans un roman japonais fait effectivement l’effet d’un voyage ! Avec ce qu’il comporte de surprises, d’étonnements, de bonnes et de mauvaises surprises, d’interrogations et de questionnements. Voilà donc mon premier roman du genre. Best seller au Japon, « Kitchen » de Banana Yoshimoto s’est vendu au pays du soleil levant à plus de deux millions et demi d’exemplaires. Alors forcément, au-delà du récit en lui-même, il est intéressant de se demander pourquoi toute une génération de jeunes japonais s’y est reconnue…
L’histoire, d’abord. Celle de Mikage, jeune tokyoite orpheline, qui perd sa grand-mère. Accablée par le chagrin, elle se réfugie d’abord au pied de son frigo (oui Mikage est passionnée par les cuisines et ce qui s’y rapporte), avant de trouver asile auprès de Yuichi, jeune homme aussi discret que mystérieux, et de sa mère, qui en fait est son père. Vous suivez ? Vous devriez parce que l’histoire n’est pas très compliquée. Là ne réside pas le principal intérêt du récit. Ce qui en fait l’attrait, c’est plutôt l’écriture de Yoshimoto, fine et précise, qui ne s’embarrasse ni de détails ni d’interminables descriptions. Comme si les mots lui étaient comptés, et qu’il lui avait fallu en utiliser un minimum pour dire un maximum de choses. Droit aux faits, direct à l’essentiel. Pour exemple le début d’un chapitre qui commence ainsi : « A la fin de l’automne, Eriko est morte ». Et hop, le décor est planté.
Autre chose frappante, l’absence de fêlures chez les personnages. Mikage est bien sage… et sa vie intérieure l’est tout autant. Ni sexe, ni drogue, ni alcool, ni débordement quel qu’il soit. La seule transgression racontée dans le récit, c’est lorsque la jeune fille escalade un muret pour pénétrer dans un hôtel fermé et rejoindre son tendre, et encore, loin d’elle tout pensée perverse, si elle brave l’interdit c’est pour lui apporter à manger…J’ai eu l’impression à la lecture du livre que les émotions les plus terribles, parce qu’elles le sont quand même puisqu’il est question de deuil et de solitude, sont maquillées sous une apparente naïveté, une feinte propreté. En fin de compte je trouve ça gentil mais pas renversant, comme si cette littérature là était bridée. (ouarf, ouarf, ouarf… je l’ai même pas fait exprès…) Bridée donc, dans le sens empêchée. Des mots à la surface pour ne pas dire les maux de l’intérieur. Le fait que des millions de japonais aient aimé le livre m’interroge forcément. Si Mikage est représentative de la jeune génération japonaise, nous sommes effectivement fondamentalement différents. Autant j’ai toujours considéré que certaines œuvres étaient universelles, autant là l’écart culturel est frappant. C’est un gouffre qui nous sépare ! A lire donc, pour toutes ces raisons et aussi, malgré tout, pour la poésie qui se dégage de ce récit.

jeudi 26 janvier 2012

Un parfum d’enfance


Qu’il est doux parfois de revenir à ces lectures qui ont bercé l’enfance… Je me suis fait infiniment plaisir en relisant les Lettres de mon moulin, d’Alphonse Daudet. Le Curé de Cucugnan, les vieux, La mule du pape… et l’inoubliable Chèvre de monsieur Seguin ! J’entends encore la voix de ma grand-mère « Ah qu’elle était jolie la petite chèvre de Monsieur Seguin ! Qu’elle était jolie avec ses yeux doux, sa barbiche de sous-officier, ses sabots noirs et luisants, ses cornes zébrées et ses longs poils blancs qui lui faisaient une houppelande… ». Voilà l’histoire qui aura le plus compté dans mon enfance, histoire terrifiante de celle qui paya de sa vie son désir de liberté. Aujourd’hui encore je suis émue lorsque la chèvre, affrontant le loup et sachant sa mort proche, tente de goûter une dernière fois aux saveurs délicieuses de la vie libre « Pendant ces trêves d’une minute, la gourmande cueillait en hâte encore un brin de sa chère herbe ; puis elle retournait au combat, la bouche pleine…Cela dura toute la nuit. De temps en temps la chèvre de Monsieur Seguin regardait les étoiles danser dans le ciel clair, et elle se disait : Oh ! pourvu que je tienne jusqu’à l’aube… » Evidemment, plus de vingt ans après la première lecture, l’interprétation que je fais de ce conte n’est pas la même… mais l’émotion est, elle, restée intacte. Et je comprends aujourd’hui ce qui m’a tant parlé à l’époque. Plongez et replongez dans vos lectures d’enfance !

dimanche 22 janvier 2012

"Une bonne raison de se tuer" de Philippe Besson.


Je profite d'un ( long) voyage en train au cœur du Jura pour lire le dernier Besson. Et la, comment dire... Je me suis souvent demandé s'il fallait que je parle uniquement des livres que j'avais aimés, tant il est difficile d'écrire sur ceux que l'on n'a pas, mais alors pas du tout, appréciés. Si j'osais, je tenterais une comparaison... Ce livre c'est (Jura oblige) un peu comme une saucisse de Morteau. Ça sent bon mais ça reste sur le bide. Et autant vous dire que je suis en pleine indigestion. Au secours. Il est ou le temps du "Garçon d'Italie" et de "En l'absence de hommes"? Il est ou le temps où Philippe Besson savait écrire? Horreur et stupéfaction, ce dernier opus est aussi mauvais que les deux derniers. Et pourtant à chaque fois j'y crois, à chaque fois je lui redonne une chance. Cruelle déception, l'écrivain est mort. Ne restent qu'un roman d'une banalité vertigineuse, des personnages sans aucune crédibilité et une intrigue prévisible à des kilomètres. Et en plus, ce n'est même pas joliment écrit. Exemple insupportable : sur plus d'une centaine de pages, Besson répète jusqu'à l'overdose l'expression "du reste ". Je crois rêver, je pense à un effet de style... Mais non, c'est bien là! À chaque page, du reste, du reste, du reste! J'ai frôlé l'urticaire, me suis mise à redouter chaque nouveau paragraphe, "il va pas me refaire le coup là... Si? Mais oui! Au secours!!". Du reste, j'attends avec impatience qu'on me donne une bonne raison d'apprécier cette Bonne Raison là. Du reste.

vendredi 20 janvier 2012

Les passants lecteurs



Les passants lecteurs... Je vous croise dans le métro, je vous remarque sur un quai de gare, je vous observe dans le train... Passants lecteurs, qui êtes vous? Stéphan king, Zola, Pancol... J'essaye de deviner un peu de vous à la lumière de vos lectures. Difficile... Tant l'apparence extérieure ne dit rien de la vie intérieure. Je me suis pourtant amusée à mener une enquête rigolote tout à l'heure, sur ma route pour aller prendre le train. Voilà mes conclusions.. D'abord, et j'en suis fort surprise, j'ai compte plus d'hommes que de femmes parmi ceux qui tenaient un livre dans les mains. Ensuite, et c'est extraordinaire, vous lisez debout! Appuyés contre un mur, un poteau, ou juste debout et seuls au milieu de la foule. C'est un exercice périlleux, il me semble, et j'en suis bien incapable! Alors je dis bravo et j'admire ceux d'entre vous qui sont coutumiers du fait. En vous observant je me suis fait une autre réflexion, réflexion qui m'a véritablement donné le sourire... Vous êtes tous différents! Vieux, très vieux, jeunes, très jeunes, élégants ou mal fagotés, pressés ou tranquilles, français ou touristes étrangers, beaux ou communs... Vous venez d'horizons différents, vous ne savez rien les uns des autres, et pourtant vous avez tous un même point commun, que je partage... vous lisez! Et je trouve que c'est plutôt joli, plutôt rassurant, et finalement assez émouvant, ce lien par la lecture....

mardi 17 janvier 2012

Lecture au soleil de Molines… La montagne en direct !


C’est le titre de cette biographie consacrée à René Desmaison. Petit rappel… René Desmaison c’est cet alpiniste disparu en 2007, connu autant pour ses grandes ascensions que pour les polémiques qu’il a suscitées. Guide peu apprécié par ses pairs chamoniards, il s’est fait remarquer entre autres lors du drame des Grandes Jorasses, en 1971, où meurt son compagnon de cordée Serge Gousseault. J’évoque cet épisode parce que c’est sans doute celui que l’on retient, mais la carrière de Desmaison ne saurait se résumer à ça, loin de là… J’achève donc à l’instant le livre d’Antoine Chandellier, qui retrace sa vie. Et quelle vie ! Rien ne le prédestinait à la montagne, lui qui s’entrainait sur les blocs de Fontainebleau et qui découvre Chamonix pour la première fois à vingt ans passés. Si le personnage n’apparait pas forcément sympathique, tant sa vision de la montagne est différente, on ne peut cependant pas nier son immense talent. A lire donc, même si on n’est pas passionné de montagne, ne serait-ce que pour se rendre compte de l’incroyable médiatisation de la conquête des sommets au milieu du 20ème siècle, époque bénie où la montagne passionnait les foules…

Queyras, mon amour


C’est d’abord un long, très long, voyage en train. Les paradis se méritent, et celui là peut-être plus qu’un autre… A la gare d’Austerlitz, je suis ne suis déjà plus tout à fait là. Je sais qu’une fois à bord, il me suffira de fermer les yeux pour me retrouver, 11 heures plus tard, au cœur des montagnes. Le train de nuit à ceci de magique qu’il est l’une des dernières choses de notre société à ne pas s’affranchir du temps et de la distance. Je trouve qu’il est infiniment précieux de mettre du temps pour se déplacer, c’est presque un privilège et je l’apprécie à sa juste valeur. Bercée par le doux roulis du train, je m’endors. Je suis presque toujours réveillée par l’annonce du contrôleur à notre arrivée en gare de Gap, la première des villes desservies. Suivront toutes les autres le long de la vallée de la Durance… jusqu’à ma destination finale : Montdauphin-Guillestre.


Guillestre, un peu plus de 2OOO habitants, est la porte d’entrée pour la vallée du Guil, celle qui conduit à Molines En Queyras. D’ici, voiture ou stop obligatoire ! Les navettes sont rares hors-saison. La route est superbe, taillée à même la roche, chaque fois que je l’emprunte je pense aux hommes qui l’ont construite pour désenclaver cette région. Bordés d’un côté par les mélèzes déplumés et de l’autre par d’impressionnantes gorges, les virages s’enchainent… un peu plus d’une demi heure plus tard, Molines est en vue !

J’arrive sous la neige… ambiance très hivernale donc pour ma première sortie. Et ce sera une sortie raquettes, direction le Col Agnel, grande classique. J’ai du y monter des dizaines de fois, et je ne m’en lasse pas… C’est à chaque fois différent, selon le temps bien sûr, mais aussi la lumière, le moment de la journée, la saison…

jeudi 5 janvier 2012

Les longues soirées en montagne sont propices à la lecture...


Les longues soirées en montagne sont propices à la lecture... Voilà donc mes trois petites sélections en direct de Molines en Queyras, où il neige non stop depuis trois jours...

La classe de neige de Emmanuel Carrère


Conseillé par ma gentille libraire pour me réconcilier avec cet auteur... stupéfiant! Et atroce... On est pris dans un thriller morbide et glacial. C'est extrêmement bien vu et bien décrit, donc je dis oui.

Du domaine des murmures de Carole Martinez


Une jolie lecture conseillée par un ami. L'histoire, au 12è siècle, d'une jeune fille qui décide de se faire emmurer vivante pour échapper à un mariage qu'elle n'a pas choisi. Elle devient donc recluse, sensée séloigner du monde pour mieux se rapprocher de Dieu. Or cet emprisonnement choisi va au contraire la rapprocher des autres. Une très belle réflexion sur les croyances populaires, la manipulation et l'exercice du pouvoir.