Fourre-tout mon blog ?

Fourre-tout mon blog ?

Non ! Un lien : l’amour des mots ! Qu’ils soient lus, écrits, filmés… ils rythment mon quotidien et guident mes expériences professionnelles.

Vous trouverez ici mes impressions de lecture, mes chroniques littéraires en vidéo, mes démos de voix off... et au fil des pages quelques mots sur la montagne, parce qu'elle ne me quitte pas!

samedi 28 avril 2012

Sale temps pour les braves de Don Carpenter


Attention chef d'oeuvre! Ecrit à la fin des années 60, ce roman est publié pour la première fois en France. L'histoire de Jack, né en 1929, abandonné par ses parents, qui va tenter de se débattre avec le peu de choses que lui a offert la vie. Guidé par son désir immense de liberté et sa lutte continue contre la solitude, il va devenir délinquant, connaitre les prisons de toutes sortes, et tout faire pour se sortir de cette spirale dans la quelle l'a jeté son destin. Un véritable hymne à la liberté et à la fureur de vivre, porté par une écriture superbe. Un bijou de la littérature américaine.

mercredi 11 avril 2012

La comtesse de Ricotta de Milena Agus


C'est le dernier né de cet auteur sarde si particulière. Particulière pour son écriture empreinte de poésie, pour ses récits intemporels, pour cette atmosphère sarde propre à chacun de ses romans. Encore une fois, Milena Agus dresse une galerie de personnages féminins fragiles, mélancoliques, absents. L'univers de Milena Agus, c'est un monde où les hommes sont inexistants ou inutiles, un monde empreint de nostalgie, de folie douce et de mélancolie. J'ai aimé cet auteur pour cette différence, pour ce style incomparable, pour ces histoires baignées de soleil... des livres comme des secrets à protéger. Mais voilà, je suis légèrement déçue parce que pas suffisament surprise... les personnages de ce dernier opus se confondent avec ceux des précédents romans, la trame de fond est la même, le décor aussi, dont on finit par se lasser, forcément... c'est dommage, parce que Milena Agus a vraiment beaucoup de talent, mais trop répété il finit par s'estomper... Si vous n'avez encore rien lu d'elle, alors vous serez séduit. Sinon, vous vous laisserez bercer doucement, mais pas emporter, et cette comtesse de Ricotta ne vous laissera pas de grands souvenirs...

mardi 10 avril 2012

Désolations de David Vann



Amateurs de littérature américaine, voilà un chef d'oeuvre du genre... L'histoire d'abord: Sur les rives du lac Kenai en Alaska, Irène et Gary abordent la retraite après trente ans de mariage. Leurs enfants ont grandi et ont quitté le domicile familial. Seule Rhoda, leur fille, continue d'entretenir des liens étroits avec ses parents. Alors qu'elle même s'interroge sur sa vie sentimentale et ses inéluctables déceptions, elle va être le témoin du drame qui se joue entre son père et sa mère. Gary, homme solitaire et sombre, reproche en silence à sa femme de l'avoir empêché de mener la vie dont il rêvait, à savoir vivre dans une cabane en bois sur une île isolée au milieu du lac. Irène quant à elle, n'arrive toujours pas après trente ans de vie commune, à croire en l'amour que lui porte son mari. Ils ont en commun ce sentiment d'être passés à côté de leurs vies respectives, d'avoir râté, échoué, tout ce qu'ils ont entrepris, de s'être trompés, finalement. Mais à cinquante ans passés, le constat est on ne peut plus douloureux. C'est cette douleur et cette amertume omniprésentes qui rendent le roman de Vann si intense. Irène et Gary vont néanmoins commenecer à construire la fameuse cabane dont le mari rêve depuis toujours. Irène contrainte et forcée, et Gary convaincu que la réalisation de ce projet arrive bien trop tard et est donc forcément voué à l'échec. Ensemble ils n'ont même plus la force de croire en leur rêve, ce sont deux personnages au bout du rouleau, sans échappatoire possible. Le lecteur est en convaincu dès le début de l'histoire, le roman va être cette lente progression vers un dénouement que l'on ne peut imaginer que dramatique. Un huit clos étouffant, dans une nature aussi sauvage que superbe. Vann réussit à construire un récit aussi glacial que les rives du lac, aussi sombre que les forêts de sapin, aussi implacable que l'hiver alaskien. Une vraie réussite.

lundi 9 avril 2012

L'oeil du léopard de Henning Mankell


C'est ma dernière lecture, elle file tout droit dans la catégorie "coup de cœur"! Nous sommes dans les années 50 au Nord de la Suède. Hans est un adolescent bien solitaire. Sa mère l'a abandonné alors qu'il était tout petit, et son père est un rustre alcoolique, ancien marin reconverti en bûcheron. Tout prédestine le jeune Hans a mener une existence bien tranquille au fond des ses forêts suédoises, mais la vie en décidera autrement. En quête de sens, Hans devenu un jeune adulte, va se rendre en Zambie pour tenir une promesse qu'il a a faite à la seule femme qu'il ait jamais aimé. Le jeune homme pense partir pour une semaine. Il restera près de vingt ans en Afrique. Cette Afrique qu'il déteste autant qu'il l'aime. Cette Afrique belle et violente, accueillante et pourtant insondable. Mankell, qui connait très bien l'Afrique pour y avoir vécu, dépeint le pays, la Zambie, avec une intelligence et un recul surprenants. En plaçant l'action de son roman au lendemain de l'indépendance, dans la toute jeune Zambie post-coloniale, l'auteur dresse le portrait d'un amour impossible entre blancs et noirs, d'une fraternisation pourrie par l'histoire colonialiste et les années de soumission du peuple zambien. C'est un très beau portrait, mais un portrait terrifiant, sans doute écrit par un homme lui-même rempli de contradictions quant à son rapport à l'Afrique et aux africains. "L'œil du Léopard" est l'histoire d'un échec et de sa lente acceptation. L'échec des grandes idées sociales et humanitaires du personnage principal, l'échec d'une utopie, celle de penser la rencontre et la compréhension possibles entre le Blanc et le Noir. Le constat de Mankell est implacable, et c'est ce qui fait toute la force de ce roman.

mercredi 4 avril 2012

Le potentiel érotique de ma femme de David Foenkinos


Pour ceux qui étaient jusque là passés entre les mailles du filet, comme moi d'ailleurs, foncez sur ce petit bijou de littérature contemporaine. J'ai déjà vanté les mérites de la délicieuse plume de Foenkinos, j'en rajoute une couche quand même. Que c'est drôle, que c'est fin, que c'est bien écrit, que c'est intelligent, subtil, etc.... Je pouffe rarement devant un livre, mais là...

Le Prince de la brume de Carlos Ruiz Zafon


Initialement paru en édition jeunesse, le dernier opus de Zafon tient toutes ses promesses, pour les grands enfants... Les ingrédients habituels de sa littérature fantastique sont réunis. On se promène dans des cimetières embrumés à la tombée du soir, on est poursuivi par des fantômes et des mages aux pouvoirs maléfiques, les portes des armoires claquent toutes seules et des épaves de bateau refont surface... Le tout dans l'Angleterre rurale du milieu du XXème, avec un gentil héros pré-pubère et néanmoins très malin. Accordez-vous sans honte ce retour en terres adolescentes... d'abord parce qu'on est pas obligé de lire du Proust toute la journée, et ensuite parce que ça fait du bien!

lundi 2 avril 2012

L’éternel retour…



C’est le nom d’une jolie petite librairie que je voulais vous présenter… Un nom bien à propos puisque ça fait longtemps que je n’ai rien posté, mille excuses ! Ci-dessous quelques photos pour la visite…

On y trouve de tout, les nouveautés bien sûr, mais aussi les coups de cœur et les bons conseils, un joli rayon pour les enfants aussi, qui peuvent tranquillement consulter les livres sur place.

Pour les lecteurs parisiens, n’hésitez pas à venir y faire un tour, c’est au 77 rue Lamarck dans le 18ème…
On aura ainsi la chance de se rencontrer, puisque c’est là que j’officie désormais…
A venir d’ailleurs mes coups de cœur que vous trouverez dans la librairie.

Les heures silencieuses de Gaelle Josse

Voilà un joli petit livre. L’histioire de François, jeune pianiste reconnu, qui part à la recherche de Sophie, son amour perdu. Il la retrouve internée dans un hôpital du Sud de la France. Et non, ce n’est pas anxiogène, bien au contraire ! C’est doux, c’est léger, c’est tendre, à découvrir donc.

D’autant plus que l’auteur Gaelle Josse sera à la librairie le 12 avril à 19h30 pour une rencontre, vous êtes évidemment les bienvenus.

Les désaccords imparfaits de Jonathan Coe


Un recueil de nouvelles inédites. Quatre histoires toutes pleines de nostalgie et de poésie. Une bien
jolie musique que désaccords… Une lecture tout en douceur et en légèreté, à déguster comme un
bon dessert !

Lointain souvenir de la peau de Russel Banks


Vous connaissez mon amour pour les œuvres de cet auteur, encore une fois je me suis régalée… C’est
l’histoire du kid, 21 ans, jeune délinquant sexuel, condamné à vivre sous un viaduc de la banlieue de
Calusa, en Floride. Un portrait de l’Amérique qui exclut, qui condamne, qui marginalise. Magnifique
et terrifiant, sombre et lumineux, un très grand Russel Banks.

vendredi 2 mars 2012

« Journal d’un corps » de Daniel Pennac


Je me suis régalée avec ce petit dernier de Pennac. Alors forcément Pennac fait partie de ces auteurs qui ont d’un côté leurs fans absolus, dont moi, et de l’autre leurs détracteurs. Non adhérents à la plume pennacienne, passez votre chemin, pour les autres, enjoy ! L’histoire la voici, et elle est pour le moins originale. Le narrateur décide d’écrire son histoire, jour après jour, de son adolescence à sa mort, à travers ce que ressent, exprime, dit son corps. Curieuse entreprise de la part de l’auteur de la saga Malaussene. C’est une réussite… l’écriture d’abord, fine, drôle, intelligente en somme. Et puis le propos, tendre ou dur, toujours juste. Si ce journal est l’occasion d’explorer le fin fond des narines, et autres orifices plus ou moins interdits, de son narrateur, il est surtout prétexte à une fouille (au corps) des pensées les plus intimes, et paradoxalement les plus universelles. A une époque et dans une société ou le corps est objet d’apparat, objet jamais tant exposé et pourtant camouflé, arrangé, reconstruit, dénaturé, je trouve intéressante la démarche de l’auteur. Ce corps dont on prend excessivement soin pour mieux l’oublier, ce corps qui doit être beau, propre et inodore, ce corps qui pourtant pète, rote, éructe, sent, souffre et meurt.

mercredi 29 février 2012

Visite au musée de la vie romantique





Le redoux annonciateur du Printemps est une bien jolie excuse, s’il en fallait une, pour aller flâner dans ce petit écrin parisien. Une grille en fer s’ouvre sur un jardin plein de promesses, des bancs où l’on s’imagine aisément lire ou rêver, au fond un délicieux pavillon, comme une maison de famille idéale où l’on se retrouverait le dimanche. Et surtout, surtout, à l’intérieur, un petit bijou… un manuscrit de George Sand ! Je ne m’y attendais pas, l’émotion n’en a été que meilleure. Lecteurs parisiens, accordez vous ce plaisir sans danger !

jeudi 16 février 2012

Le premier roman interactif... écrit par vous!

Voilà une drôle d'expérience que je vous propose de mener avec vous. Pour tout comprendre, il vous suffit de regarder cette vidéo...

mercredi 15 février 2012

La Vigilante de Mélanie Wallace


Sombre, puissant, glacial, implacable. « La vigilante » est une plongée au cœur de l’hiver, un hiver à la fin des années 70, au nord de l a côte est des Etats-Unis. Il fait froid dans ce livre, de la première à la dernière page, froid le long des routes gelées, froid dans le cœur des personnages, un froid tenace et inéluctable. Jamie est une jeune vagabonde que la vie n’a pas épargnée. Seule, sans argent, sans but, sans lien, sans rien. Elle atterrit dans un patelin perdu, croit trouver l’amitié et l’amour, un peu de chaleur, enfin, et finit par tout perdre, à nouveau, avant même d’avoir pu y gouter. C’est écrit comme un vrai thriller, Mélanie Wallace tisse la toile d’une traque funeste. L’écriture est sublime, la trame impeccable. Brillant.

Pour écouter un extrait de livre, cliquez ici...

vendredi 10 février 2012

Dans la guerre de Alice Ferney

Un autre roman de cette romancière dont je vous ai déjà parlé... je poursuis sur ma lancée tant c'est une jolie découverte. "Dans la guerre" est un roman dur, mais infiniment juste. Nous sommes en août 1914, Jules est appelé sous les drapeaux. Il laisse dans la ferme natale sa femme Félicité et son enfant. Encore un roman sur ce sujet... oui! Mais l'écriture d'Alice Ferney est lumineuse, c'est une pépite.


Pour écouter un extrait de livre, cliquez ici...

mercredi 8 février 2012

Les plus belles bibliothèques dans le monde

La Bibliothèque nationale de France



La Bibliothèque nationale de France (BNF). Elle est la plus importante bibliothèque de France et l’une des plus importantes au monde. Répartie sur 7 sites, la plus historique date du XVIIème siècle, dans le 2ème arrondissement de Paris, surnommée le quadrilatère Richelieu.

La bibliothèque du Congrès à Washington


La bibliothèque du Congrès à Washington. Fondée le 24 avril 1800 par le président John Adams. C’est la bibliothèque la plus importante du monde en nombre de livres (plus de 147 millions d’objets de culture et de connaissance en 2011)

L’abbaye de Saint-Gall ou couvent de Saint-Gall



L’abbaye de Saint-Gall ou couvent de Saint-Gall fut pendant plusieurs centaines d’années l’un des monastères bénédictins les plus importants d’Europe. La bibliothèque de Saint-Gall est reconnue être l’une des plus riches de l’époque médiévale

La bibliothèque du Trinity College de l’Université de Dublin en Irlande

La Bibliothèque Joanina de la ville de Coimbra au Portugal


La bibliothèque Kirby du Lafayette College d’Easton en Pennsylvania (Etats-Unis)


La bibliothèque du Monastère San Lorenzo Del Escorial de Madrid



La bibliothèque du Monastère San Lorenzo Del Escorial de Madrid. La bibliothèque de l’Escurial contient la plus grande collection mondiale de manuscrits arabes et hébreux.

La bibliothèque de l’abbaye d’Admont en Autriche



La bibliothèque de l’abbaye d’Admont en Autriche, construite en 1776, qui contient l’une des plus grandes bibliothèques monacales du monde. Fresques peintes par Bartolomeo Altomonte (1694-1783).

La Bibliothèque du Parlement du Canada



La Bibliothèque du Parlement du Canada (Library of Parliament), crée en 1871. La Bibliothèque est un symbole national du Canada et figure sur les billets de dix dollars canadiens.

La bibliothèque nationale de Biélorussie


mardi 7 février 2012

Librairie, ou l’antre de la gourmandise


D’abord on la repère, de loin, on la devine. On sait que cette devanture en bois, ces présentoirs de cartes postales, ce sont les signes. On nous en a parlé, on nous l’a conseillée. Alors on accélère le pas, on savoure déjà la plaisir que l’on aura à ouvrir la porte. A l’intérieur, c’est toujours la même chose et toujours différent. On jette un rapide coup d’œil, on embrasse tout du regard. La façon dont les livres sont rangés, présentés. A la lumière de ce que l’on repère en premier, de la façon dont les livres sont agencés, on tente de deviner un peu de la personnalité du libraire. Ensuite, on le voit. Il est debout derrière son comptoir, il est assis en train de lire, le lien qui se créera sera quoi qu’il en soit décisif dans notre envie de revenir, ou non. C’est le début d’une histoire…

dimanche 5 février 2012

Grâce et dénuement de Alice Ferney


Voilà un petit bijou… Dans une banlieue quelconque, une femme se lance un défi fou : faire la lecture à des enfants de gitans privés de scolarité. C’est l’occasion pour l’auteur de nous faire pénétrer dans l’univers gitan, sans fantasmes, sans romance, avec les mots crus d’une réalité belle ni à voir ni à lire. Ici on n’entend pas le son des guitares autour d’un feu qui crépite, mais plutôt celui du périphérique autour d’un brasier de pneus et de poubelles. Les femmes ne portent pas de grandes robes de couleur, elles s’usent dans les travaux et la violence de leurs maris. Leurs maris, justement, trainent des journées entières au volant de camions qui n’ont plus depuis longtemps d’essence pour rouler. Un livre sur le désœuvrement et ses conséquences, sur la solitude, sur la difficulté d’être et la nécessité de survivre. Plus largement un livre sur l’amour des hommes pour les femmes, et vice-versa, sur la beauté dans la misère, sur la force des espérances, sur l’amour des livres et leur pouvoir, aussi. « Grace et dénuement » est d’une universalité presque troublante, c’est un tableau superbe, une peinture finement éclairée. Mon gros coup de cœur de la semaine…

"pour écouter un extrait de ce livre, cliquez ici..."